Saison publique

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Académie supérieure

Arnold Schœnberg : Pierrot Lunaire

Salle d'orchestre • Cité de la musique et de la danse

Mardi 17 Octobre 20h

Programme :

  • Arnold Schoenberg : Pierrot Lunaire
  • Maurice Ravel : Trois poèmes de Stéphane Mallarmé

Étudiants de l’Académie supérieure de musique de Strasbourg-Hear

Direction : Jean-Philippe Wurtz

Composées respectivement en 1912 et 1914, Pierrot lunaire et les Trois poèmes sont des œuvres phares du répertoire de chambre du XXe siècle. Elles ont été écrites pour soprano, flûtes, clarinettes, piano et quatuor à cordes.

« Le Pierrot lunaire est l’œuvre la plus célèbre de Schoenberg, point central autour duquel on a ordonné toutes les autres ; il est certain que, malgré l’importance de celles-ci, celle-là constitue un centre de gravité » (Pierre Boulez).
Cet ensemble de vingt et un mélodrames adaptés de courts poèmes du Pierrot lunaire d’Albert Giraud (1884) a été commandé au compositeur par l’actrice viennoise Albertine Zehme au début de 1912. Deux traits novateurs le caractérisent : d’une part, l’utilisation par la voix soliste de la technique du Sprechgesang – intermédiaire entre le parlé et le chanté –, d’autre part, une écriture contrapuntique d’une grande complexité, atonale mais non sérielle. Cette voix parlée-chantée confère aux textes une grande intelligibilité et une expressivité qui évoque l’ambiance d’un cabaret intellectuel. Par ailleurs, chacune des pièces est associée à une combinaison de timbres différente mais présentant une unité. Schönberg met pour cela en place un dispositif original : huit instruments mais seulement cinq instrumentistes ; trois d’entre eux jouent tantôt de l’un, tantôt de l’autre des deux instruments qui leur sont confiés (violon ou alto, flûte ou piccolo, clarinette ou clarinette basse) ; les deux autres instrumentistes tiennent d’un bout à l’autre l’un le piano l’autre le violoncelle. Par ses sonorités mouvantes et non répétitives, la musique acquiert ainsi une extraordinaire qualité dramatique.
Juliette Garrigues, « Pierrot lunaire (A. Schönberg) », Encyclopædia Universalis