Saison publique

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Charmes et Tourments

Auditorium • Cité de la musique et de la danse

Jeudi 17 octobre • 20h

Pendant des siècles, les compositeurs ont écrit sans se soucier de l’instrumentation. Flûte ou violon ? Peu importait du moment que la tessiture correspondait. Puis ils sont devenus plus exigeants. Pourtant lorsque Robert Schumann conçoit les trois Fantasiestücke en 1849 il fait dialoguer un piano avec une clarinette… ou un violon… ou un violoncelle, indique-t-il. Ces pièces, successivement « tendre et avec expression », « vivante et légère », « rapide et enflammée », reflètent une âme tourmentée.

Parfois les circonstances imposent au compositeur une adaptation. Durant la Seconde Guerre mondiale, Sergueï Prokofiev compose une sonate pour flûte et piano, qu’il transcrit pour le violon à la demande de son ami le grand violoniste David Oïstrakh. Ses quatre mouvements sont d’un style classique en vogue à l’époque, aussi virtuose que léger et élégant.

Indécis avec les Fantasiestücke, Schumann est bien déterminé lorsqu’il écrit son Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, première œuvre ro- mantique pour cette formation. Lors de sa création en 1843, Clara, sa femme, est au piano : « Mon Robert a presque achevé un quintette qui me semble magnifique, une œuvre pleine de force et de fraîcheur. » Bel hommage aussi d’un de ses pairs : « Votre quintette, cher Schumann, […] est aussi ce à quoi j’aspire : c’est l’unique salut : la beauté ! » lui écrit Wagner.

© Grégory Massat

 

Programme

SCHUMANN : Fantasiestücke pour violoncelle et piano
PROKOFIEV : Sonate n°2 pour violon et piano en ré majeur
SCHUMANN : Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur

Guillaume Bellom, piano
Charlotte Juillard – Philippe Lindecker, violons
Agnès Maison, alto
Alexander Somov, violoncelle

 

Dans le cadre du 50e anniversaire de la Fondation de France

Entrée payante