Saison publique

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Auditorium • Cité de la musique et de la danse • Entrée libre dans la limite des places disponibles et sur présentation du pass sanitaire

Samedi 27 novembre • 20h

Amandine Trenc, soprano
Paul-Alexandre Dubois, baryton
Ensemble C Barré
Raphaël Imbert, saxophones
Vincent Beer Demander, mandoline
Quatuor Alétheia
Chœur des jeunes chanteurs et Jeune Chœur du Conservatoire de Strasbourg (direction Jean-Philippe Billmann)
Sébastien Boin (C Barré), direction musicale
Alexandros Markeas, musique
Pierre Senges, livret

« La Marseillante » est une production de Prodig’Art, commande de la Ville de Marseille (Musée d’Histoire de Marseille) en partenariat avec la Ville et les Musées de Strasbourg, avec le soutien de la Région Sud et du Département des Bouches-du-Rhône, en coproduction avec l’Ensemble C Barré. Cette création bénéficie du concours de la Banque Privée CIC Strasbourg et d’une aide à la création de la SACEM.
Concert organisé dans le cadre de l’exposition « La Marseillaise ».

SYNOPSIS

Cette histoire se déroule dans un lointain avenir, ou dans un présent parallèle au nôtre. Deux hommes réfugiés dans une montgolfière voguent au-dessus d’une cité, comme le faisait Nadar en 1870 dans le ciel de Paris assiégé. Loin au-dessous d’eux, la ville, métonymie de toute une nation soumise à un régime sévère, policier, autocratique, où la nécessité de retrouver une liberté perdue est des plus urgentes. Pour donner du courage aux citoyens restés à terre, les deux voyageurs immobiles font régulièrement pleuvoir des victuailles, mais ils voudraient faire davantage : leur offrir une musique et des paroles qui serviraient, au moment voulu, de chant de ralliement – de quoi donner de l’espoir et réchauffer les cœurs.
Ils se souviennent d’un hymne ancien, oublié depuis des années, composé à une époque où l’on avait déjà à se battre contre quelque despote. Petit à petit, des bribes de La Marseillaise, fragments de musique et fragments de paroles, leur reviennent en mémoire.
Ils tentent de rassembler ces souvenirs pour reconstituer la chanson dans sa forme originelle, exactement comme les prisonniers du roman de Manuel Puig (Le baiser de la femme-araignée) s’efforcent de reconstituer des films de mémoire.
Les mémoires sont infidèles, les deux voyageurs immobiles commettent des erreurs, réinventent la mélodie, écrivent des variantes, en jouant sur les synonymies, la paraphrase ou les homophonies. C’est l’occasion pour l’auditeur de redécouvrir comme un objet nouveau ce qui a pu être figé par l’habitude.
Quand ils pensent avoir achevé leur travail, les deux voyageurs immobiles le retranscrivent sur une feuille, la plient en forme d’avion puis la laissent planer depuis leur montgolfière jusqu’au sol.
Quelques instants plus tard, le chant s’élève de la ville.

Pierre Senges