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Le chant de l'âme

Auditorium • Cité de la musique et de la danse

Dimanche 01 décembre • 11h • entrée payante

Au tournant du XXe siècle, l’Europe musicale explore une nouvelle esthétique basée sur une écriture dense et des harmonies mouvantes. Parmi ses plus éminents représentants, l’Autrichien Gustav Mahler. Encore étudiant au conservatoire de Vienne, il est fort prolixe dans le domaine de la musique de chambre, mais il détruit alors tellement d’œuvres que le Quatuor pour piano et cordes en la mineur est la seule pièce sans partie vocale conservée à ce jour, des pages lyriques, fiévreuses et sombres. En revanche il laisse de nombreux lieder dont les Rückert Lieder, à l’origine pour orchestre, présentés ici dans une transcription de Pierre Thilloy. La critique est enthousiaste lors de la première : « On exultait avec lui, on partageait successivement son affliction, ses humeurs enfantines, joyeuses ou rêveuses. » L’Adagietto de la 5e symphonie dévoile une autre facette de Mahler, un long cri pathétique à l’issue duquel le temps semble s’être arrêté. L’Allemand Max Reger, lui, n’a pas toujours fait l’unanimité. Admiré par les uns, Stefan Zweig louait le « très bon mélodiste », il était accusé par d’autres esprits moins ouverts de composer de la « musique malsaine et décadente ». Aujourd’hui, on se laisse emporter sans retenue dans le voyage sinueux des quatuors si envoûtants aux limites de la tonalité.

© Grégory Massat

 

Programme

MAHLER : Quatuor pour piano et cordes en la mineur
                  Rückert Lieder pour voix et quatuor à cordes (transcription de Thilloy)
                  Adagietto de la 5e symphonie pour quatuor à cordes et piano
REGER : Quatuor à cordes

 

Nathalie Gaudefroy, soprano
Philippe Lindecker – Hedy Kerpitchian, violons
Benjamin Boura, alto
Alexander Somov, violoncelle
Pauline Berdat, piano

 

Entrée payante