Saison publique

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OPS

Les cordes en toute latitude

Auditorium • Cité de la musique et de la danse

Dimanche 02 février • 11h • entrée payante

Ce garçon de douze ans, qui signe une série de Sonate a quattro en 1804 s’appelle Gioachino Rossini. Fort habile, il manie la légèreté autant que la profondeur. Ces pages sont parcourues d’airs lyriques d’un classicisme et d’une virtuosité assumés. C’est bien le même Rossini qui, devenu adulte, sera le maestro de l’opéra avec plus de 40 opus à son actif. Pour revenir à ces compositions de jeunesse, force est de constater qu’elles témoignent d’une maîtrise remarquable. La nomenclature de ces pièces : deux violons, un violoncelle et une contrebasse. Pas d’alto ? Dans son entourage, pas d’altistes, c’est aussi simple que cela. Curieuse association aussi pour le Concerto pour deux violons en ré mineur de Jean-Sébastien Bach présenté dans une version pour deux solistes, un quatuor à cordes et une contrebasse. L’équilibre subtil entre les pupitres est respecté, les sonorités se complètent avec transparence. La Simple Symphony de Benjamin Britten est donnée avec la même instrumentation. Le jeune anglais de dix-neuf ans est encore au conservatoire lorsqu’il compose ces œuvres, qui resteront parmi ses plus célèbres. Il leur attribue des titres humoristiques : Bourrée bruyante suivie de Pizzicato ludique, Sarabande sentimentale et Final joyeusement agité. L’esprit qui les anime est tout aussi malicieux, ce qui s’explique lorsqu’on sait que l’auteur s’est inspiré d’airs écrits lorsqu’il était enfant.

© Grégory Massat

 

Programme

ROSSINI : Sonata a quattro n°3 en do majeur
                  Sonata a quattro n°2 en la majeur
BACH : Concerto pour deux violons en ré mineur
BRITTEN : Simple Symphony

 

Claire Rigaux – Yukari Kurosaka, violons
Angèle Pateau, alto
Paul-Edouard Senentz, viooncelle
Gilles Venot, contrebasse

 

Entrée payante